"Quand ceux qui ont mécrus eurent mis dans leurs cœurs la fureur, [la] fureur de l'ignorance… Puis Allah fit descendre Sa quiétude sur Son Messager ainsi que sur les croyants, et les obligea à une parole de piété, dont ils étaient les plus dignes et les plus proches. Allah est Omniscient." (Sourate 48, "al-Fath", La victoire éclatante, v. 26)
La majorité des conflits, des affrontements et des guerres civiles qui existent dans le monde naissent de la haine raciale. Qu'il soit question de l'agressivité d'un blanc envers un noir, de l'idéal nazi qui voulait une race pure ou des guerres tribales en Afrique, le facteur commun est toujours le même: le fanatisme.
L'incompréhension suggère qu'une race particulière est, mentalement ou physiquement, supérieure à une autre. Par conséquent, la race dite supérieure ne doit avoir aucune pitié, compassion ou respect envers la race dite inférieure. Ce raisonnement poussé à l'extrême laisse entendre que la coexistence de ces races est nuisible. C'est là une approche cruelle puisqu'elle suggère que la variété de nation(alité)s est inutile et elle sous-entend en même temps que l'élimination de différentes races devient obligatoire.
Dans le Coran, Dieu déclare que les différentes nations et tribus existent afin que les "peuples se rencontrent". La multiplicité des nations, des races, des tribus et des langues est une belle spécificité de la création de Dieu. Encourir la colère d'autrui parce qu'on est plus petit ou plus brun de peau est inacceptable. Chacune de ces particularités est l'œuvre de Dieu avec sa beauté, son objectif et son secret uniques. Un croyant est bien conscient que le seul critère de noblesse qui différencie les hommes, c'est la crainte qu'ils éprouvent envers Dieu, comme le verset suivant nous le rappelle clairement:
"Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur." (Sourate 49, "al-Houjourât", Les appartements, v. 13)
Les racines pseudo-scientifiques de cette compréhension raciste méritent une attention particulière puisque beaucoup de fausses idéologies reposent dessus. Le matérialisme, le communisme et le capitalisme sauvage s'appuient notamment sur la théorie de l'évolution de Darwin. Son application touche le domaine de la biologie et de la société.
La base pseudo-scientifique du racisme
Lorsque Darwin présenta pour la première fois sa théorie, les scientifiques de son époque émirent des réserves. Les paléontologues, en particulier, étaient conscients que cette théorie n'était pas moins que le fruit de son imagination. Malgré cela, Darwin put accéder aux cercles scientifiques parce que sa théorie apportait un fondement idéologique sans précédent aux puissances du 19ème siècle.
Avec la circulation rapide de l'idée de l'évolution – à travers la publication de l'ouvrage de Darwin, L'origine des espèces – les Européens continuèrent à coloniser les continents et les civilisations dans les parties reculées du globe. Les pays européens, principalement le Royaume-Uni et la France concentrèrent leurs efforts sur le Sud asiatique et l'Amérique latine ainsi que sur le continent africain. Au même moment, en Amérique du Nord les peuples indigènes étaient massacrés. La seconde partie du 19ème siècle se résuma à un vaste pillage des civilisations étrangères par les empires occidentaux. Ils se saisirent du pouvoir dans les pays où ils n'avaient aucun droit, en recourrant à la force, à la terreur et en confiscant les ressources naturelles. Les occidentaux ressentaient le vif besoin de légitimer leurs pratiques illégitimes. C'est pourquoi, le darwinisme se présentait comme une réelle opportunité pour les impérialistes. Grâce à cette théorie, il était alors possible de conférer une dimension "scientifique" à l'exploitation naturelle des "espèces animales".
Dans son ouvrage The Descent of Man (La descendance de l'homme), publié en 1871, Darwin expose clairement son point de vue sur les origines de l'homme. Il commente audacieusement que l'homme descend d'ancêtres singes. Il alla plus loin en affirmant qu'il existe des races humaines situées à différents stades d'évolution, à savoir que les races européennes étaient les plus avancées de toutes et que d'autres portaient encore des caractéristiques simiennes.
La théorie de Darwin portait également un autre aspect. Selon lui, le développement des êtres vivants s'est fait par le procédé de "sélection naturelle". Dans cette lutte, le plus fort vainc toujours le plus faible, c'est ainsi que le progrès se met en place dans la nature.
Darwin soutenait que ce procédé de sélection naturelle s'applique aussi aux races humaines. Même le sous-titre de son œuvre, L'origine des espèces, contient une forte connotation raciste: il s'intitule "L'origine des espèces par les moyens de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la survie".
Selon Darwin, la race favorisée était celle des européens. Ceux qui étaient natifs d'Amérique, les Africains ainsi que les autres constituaient les races primitives en marge du processus d'évolution. Dans le cadre de ce raisonnement, il est légitime de domestiquer, de réduire en esclavage et même d'exécuter un individu appartenant à une race inférieure; tout comme il est légitime d'agir de la sorte avec les singes ou les autres animaux. C'est pour cette même raison que Darwin pensait que leurs biens pouvaient également être confisqués. Voici les propos de Darwin au sujet des races inférieures:
"Dans un futur relativement proche, dans quelques siècles, les races civilisées extermineront et remplaceront certainement les races sauvages à travers le monde. Par la même, les singes anthropomorphes seront sans aucun doute exterminés. La rupture entre l'homme et ses plus proches alliés sera encore plus profonde."16
Ces propos certifient que Darwin était raciste. Il estimait que les Européens étaient supérieurs aux autres peuples et qu'ils étaient donc en droit de les réduire en esclave et de les annihiler.
L'adaptation de la théorie de l'évolution aux sociétés correspond au darwinisme social. Il contribua largement à l'impérialisme et au racisme. L'Allemagne fut l'un des pays qui embrassa avec le plus de virulence le darwinisme social.
Les nazis et le darwinisme
Il n'est en rien question de coïncidence lorsque les néonazis s'inspirent de la théorie de l'évolution de Darwin, puisque depuis sa conception, le darwinisme a toujours été indissociable de l'idéologie nazie.
Le nazisme naquit après la défaite de la première guerre mondiale en Allemagne. Adolphe Hitler, l'un des fondateurs et dirigeant du parti nazi allemand était un homme ambitieux et agressif qui basait sa perception de la vie sur le racisme. Hitler croyait fermement à la supériorité de la "race maître" aryenne. Il était résolument convaincu que cette race devait diriger les autres nations. Il se consacra alors à l'établissement d'un "troisième Reich" pan-germanique, qui selon lui durerait trois mille ans. L'appui scientifique des théories racistes d'Hitler venait de la théorie de l'évolution de Darwin.
Hitler était fortement influencé par Heinrich von Treitschke, un historien allemand qui avait développé ses opinions racistes sous l'influence de la théorie de Darwin. Il soutenait que les nations ne pouvaient progresser qu'à travers une compétition sauvage similaire à la "sélection naturelle" proposée par Darwin. Ce passage de Treitschke reflète bien sa position quant aux autres races:
"Les races jaunes n'ont aucune compréhension de l'habilité artistique ou de la liberté politique. C'est le lot des races noires de servir les blancs et d'être la cible de la haine des blancs pour l'éternité…"17
Hitler s'inspira de l'idée de sélection naturelle de Darwin pour formuler ses théories. Preuve en est le titre de son célèbre ouvrage Mein Kampf (Ma lutte). Hitler partageait les points de vue de Darwin et tout comme lui, il considérait les races non européennes telles des créatures semblables aux singes:
"Retirez les Allemands nordiques et il ne reste rien que plus que la danse des singes."18
Les idées évolutionnistes des Nazis conduisirent à l'adoption d'une partie du concept de l'eugénisme, c'est-à-dire "l'amélioration par la science de l'espèce humaine en contrôlant et transmettant les caractéristiques héritées souhaitées". Cependant, les Nazis traduisirent ce concept, qui dominait dans toute l'Europe même dans les sociétés soit-disant libérales telles que la Suède, en une interdiction pour les infirmes et les malades mentaux de s'accoupler quitte à les stériliser. Sans surprise, Léonard Darwin, fils de Charles Darwin et Francis Galton, son cousin sont les darwinistes qui furent à l'origine de cette théorie.
En Allemagne, Ernst Haeckel, célèbre biologiste évolutionniste fut l'un des premiers à adhérer à l'eugénisme et à le propager. Haeckel discutait continuellement ses opinions avec Darwin, son ami proche. Il suggéra d'accélérer le processus de l'évolution en tuant les bébés infirmes et en d'éliminant tous les patients souffrant de la lèpre ou du cancer ainsi que les malades mentaux afin qu'ils ne soient pas des fardeaux pour la société.
Une fois au pouvoir, Hitler incorpora les idées de Haeckel à sa politique officielle qui se traduisit par une mesure immédiate: interner dans des centres spéciaux les malades mentaux, les infirmes, les aveugles ainsi que ceux souffrant de maladies héréditaires. L'explication avancée était que ces personnes polluaient la pureté de la race aryenne et empêchaient le "progrès de l'évolution". Après la mesure d'isolation, Hitler donna l'ordre d'exécuter en secret toutes les personnes internées.
Après la défaite de la seconde guerre mondiale, le troisième Reich entra dans l'histoire, avec ses millions de victimes. Pourtant, le darwinisme social qui était à la base de l'idéologie nazie perdure.
Beaucoup sont informés de ce qui a été dit jusque-là, mais très peu se rendent compte que ces événements historiques ont encore des répercussions. L'exécution cruelle d'individus à cause de leur état mental ou physique révèle bien la maladie et la perversité de ses auteurs. L'athéisme explique ces tendances maladives et perverses. Aussi longtemps qu'elle prévaudra, il faudra s'attendre à toutes les formes de perversions. Les millions d'adhérents qui se laissent détourner par ces hommes à l'esprit malade est un autre signe d'incroyance.
Le croyant qui craint Dieu et place sa confiance en Lui sait qu'Il est Tout-Puissant et c'est pourquoi il ne se détourne jamais de la ligne de conduite prônée par le Coran. Par ailleurs, il s'efforce également avec courage et zèle de sortir les individus de l'esclavage des tyrans, de les mettre en garde et de les guider. Par exemple, le prophète Moïse, paix sur lui, combattit seul Pharaon, qui avait la même mentalité dictatoriale et raciste qu'Hitler ou Mussolini. Il réussit à sauver les Enfants d'Israël de sa loi cruelle. Le Prophète Moïse fut soutenu par sa profonde foi en Dieu et par les valeurs que cette foi lui conférait. Les mots de Moïse adressés à Pharaon témoignent clairement de sa foi en Dieu et de la confiance qu'il plaçait en Lui:
"Puis, après eux, Nous avons envoyé Moïse avec Nos miracles vers Pharaon et ses notables. Mais ils se montrèrent injustes envers Nos signes. Considère donc quelle fut la fin des corrupteurs. Et Moïse dit: ‘Ô Pharaon, je suis un messager de la part du Seigneur de l'Univers, je ne dois dire sur Allah que la vérité. Je suis venu à vous avec une preuve de la part de votre Seigneur. Laisse donc partir avec moi les Enfants d'Israël'." (Sourate 7, "al-A`râf", Les murailles, v. 103 à 105)
La violence due au racisme en Afrique
Depuis des années, le continent africain est le théâtre de guerres, de famine et de misère. En raison des conflits d'intérêts, les conflits sont permanents dans cette région. Jusqu'en 1950, les peuples africains subirent toutes les formes de violences et de politiques racistes possibles. Dans les années 50, le continent comptait seulement quatre pays officiellement reconnus indépendants. Ce chiffre passa à trente en 1962. À quelques exceptions près, le continent était entièrement indépendant en 1972. En réalité, l'indépendance ne fut rien d'autre qu'une façade pour les populations. Elle se limitait à remplacer les anciens pouvoirs impérialistes par des dictateurs autoritaires qui, par ailleurs, entretenaient d'étroites relations avec les anciens colonisateurs, à savoir les pays occidentaux. Cette indépendance ne libéra pas ces pays mais les fit sombrer dans une pauvreté et une violence plus sombres encore que celles qui existaient pendant la période coloniale. Les dictateurs provoquèrent certaines ethnies, déstabilisèrent leurs pays respectifs et prirent le pouvoir pendant ces périodes de confusion. En réaction à cela, le peuple s'unit pour tenter de renverser les régimes dictatoriaux.
Au Zaïre, la guerre entre les deux tribus, Houtous et Toutsis est un exemple typique des affrontements entre races au 20ème siècle. Le conflit commença au printemps 1997. L'onde des affrontements se propagea à cinq pays voisins: le Zaïre, le Rwanda, l'Ouganda, le Burundi et la Tanzanie.
Dans cette région rongée par la corruption, l'indépendance de 1960 soulagea à peine la pression politique des États Occidentaux impérialistes. Joseph Mobutu, appuyé par les États-Unis, prit le pouvoir en 1964 et donna accès à toutes les ressources naturelles disponibles dans son pays aux États-Unis. Mobutu adoptait des mesures despotiques visant à étouffer les demandes de son peuple. Il était occupé à augmenter sa fortune personnelle au lieu d'améliorer le bien être de son peuple. Lorsque l'inflation atteignit des taux avoisinant les 6000%, de violents affrontements éclatèrent entre les deux tribus dominantes de la région. Le génocide provoqué par cette guerre tribale fit près d'un demi-million de victimes, mortes suite aux tortures, aux combats, aux famines, aux épidémies. Parmi les victimes innocentes, les bébés et les enfants en bas âge ne furent pas épargnés.
Les guerres interraciales aveuglées par le fanatisme mettent souvent en scène des horreurs. Dans le Coran, Dieu attire notre attention sur la fureur des ignorants:
"Quand ceux qui ont mécru eurent mis dans leurs cœurs la fureur de l'ignorance... Puis Allah fit descendre Sa quiétude sur Son Messager ainsi que sur les croyants, et les obligea à une parole de piété, dont ils étaient les plus dignes et les plus proches. Allah est Omniscient." (Sourate 48, "al-Fath", La victoire éclatante, v. 26)
Que ce soit en Afrique ou ailleurs, il n'est possible d'endiguer ces mouvements racistes qu'à travers les principes de la religion juste et par leur application.
La cruauté et le désordre
des sociétés mécréantes
"Si Allah s'en prenait aux gens pour leurs méfaits, Il ne laisserait sur cette terre aucun être vivant. Mais Il les renvoie jusqu'à un terme fixé. Puis, quand leur terme vient, ils ne peuvent ni le retarder d'une heure ni l'avancer." (Sourate, "an-Nahl", Les abeilles, v. 61)
Nous l'avons mentionné dans les précédents chapitres; aux quatre coins du monde, au Kosovo, au Cachemire, en Palestine, en Tchétchénie, etc. les musulmans sont victimes d'une constante cruauté et d'incessants conflits. Il serait faux de penser que ces conflits n'ont pas de liens communs. De plus, il serait simpliste d'attribuer ces affrontements aux traits politiques et géographiques des pays. Toutes les guerres et toute la violence, quel que soit l'endroit ou l'époque, indiquent l'existence sous-jacente d'intérêts particuliers. Tous les musulmans doivent être conscients et considérer ces catastrophes dans leur globalité. Sinon, ils risquent de ne les considérer que comme des accidents passagers qui ne nécessitent pas la recherche de solutions. Dans un hadith, le Messager de Dieu, le Prophète Mouhammad compara l'oppression "aux ténèbres le Jour de la résurrection".19
Le 20ème siècle a été particulièrement marqué par la brutalité. Parmi les mouvements qui ont soutenu les guerres, le communisme a été le principal à défendre la philosophie matérialiste et à réfuter entièrement la religion, les valeurs morales et la famille. L'histoire des pays communistes fournit suffisamment de preuves de l'échec de cette idéologie. Un simple rappel de l'histoire de la Russie, pays aujourd'hui encore communiste, permet d'avoir une vision plus claire de ce système.
Les traces historiques d'un système basé
sur l'athéisme: le communisme
Marx et Engels, les fondateurs du matérialisme dialectique et les mentors du communisme étaient tous les deux des athées dévoués. Convaincus que toutes les améliorations étaient possibles grâce à un conflit, ils pensaient atteindre leurs objectifs à travers une simple révolution communiste. La première étape de cette révolution consistait à éliminer la religion, pour laquelle ils nourrissaient une profonde aversion. Selon eux, le mouvement communiste ne pouvait être mis en route qu'une fois la foi et l'obstacle religieux éliminés. Marx ne put mettre en pratique son idéologie, c'est Lénine qui après sa mort lança la révolution.
Il prit le pouvoir à la suite d'une guerre civile dans laquelle s'affrontèrent les militants communistes et le reste des armées aristocratiques. Tous ceux qui s'opposèrent à lui ou au régime communiste furent exécutés. La guerre civile dura trois ans et dévasta complètement la Russie. Au terme de cette sanglante guerre, Lénine fonda la première dictature totalitaire au monde.
À l'époque de Lénine, la Russie n'était plus qu'un champ de ruines, en particulier sur le plan économique. Les impôts supplémentaires qui étaient imposés ne faisaient qu'appauvrir davantage les plus pauvres. La famine et la misère augmentaient constamment. Sa politique imposait la nationalisation extensive des entreprises, le rationnement de la nourriture et le contrôle de l'industrie. Personne ne pouvait prendre le risque de contester ses décisions, étant donné le sort qui était réservé à tous ceux qui osaient le faire.
Pendant son règne et jusqu'à sa mort en 1924, la politique que Lénine appliqua lui valut la haine du peuple et même celle de ses plus proches collaborateurs. Staline, le pire dictateur sanguinaire qu'on puisse connaître lui succéda à la tête du parti communiste.
Les 25 années de dictature de Staline révélèrent une fois de plus la nature totalement cruelle du système communiste. Il ne semblait pas y avoir de fin aux meurtres, aux massacres et à la torture. Son "projet communiste" s'apparentait à une expérience douloureuse pour le peuple: des millions de personnes souffraient de la faim et de la misère, les villageois étaient forcés de travailler les champs et l'oppression qui se déclinait sous toutes ses formes atteignit des degrés inégalés. Par ailleurs, tout culte religieux était interdit.
Staline confisqua les terres des paysans qui représentaient alors 80% de la population russe. Dans le cadre de la politique de nationalisation, des officiers collectaient les récoltes et laissaient dans la famine des millions de femmes, d'enfants et de personnes âgées. Au Kazakhstan, 20% de la population mourut de faim. Dans le Caucase, les pertes humaines s'élevèrent à plus d'un million d'individus.
Les milliers de personnes qui tentèrent de résister à cette politique furent internés dans les camps de travail en Sibérie. Peu de captifs en ressortirent vivants. Des milliers de personnes furent exécutées par la police secrète. L'émigration forcée faisait partie de la politique stalinienne, déplaçant ainsi des millions de russes de leurs foyers vers des parties les plus reculées de la Russie.
Staline a été responsable d'au moins vingt millions de morts en Russie. D'après les récits d'historiens, Staline tirait un certain plaisir à utiliser une telle cruauté et se délectait dans son bureau au Kremlin à la lecture des rapports concernant les morts recensés dans les camps de travail.
La répression à l'époque de Staline n'était pas seulement dirigée contre ceux qui exprimaient leur opposition au régime ou envers les intellectuels. Tout le monde était menacé d'attaques de militants communistes. Sans discrimination, quiconque pouvait être interné dans les goulags et les camps de travail, où la plupart des prisonniers étaient exécutés. Staline s'assura un pouvoir absolu en terrorisant le peuple. Le bilan de ces 25 années de dictature ne fut qu'un peuple détruit.
La Russie est un exemple d'une société mécréante, au sein de laquelle une vie heureuse et comblée est peu probable. En raison de son essence même, l'athéisme incite les hommes à commettre toutes sortes de crimes pour assurer leurs bénéfices personnels. La société russe actuelle témoigne des effets destructeurs du système anti-religieux qu'elle a subits pendant des décennies. La dégénérescence morale des hommes est l'héritage de ce système. Afin de renverser la tendance, il faut enseigner les valeurs de l'islam au plus grand nombre et aider ce peuple à retrouver des valeurs spirituelles.
L'oppression constante dans la Chine de Mao
Le projet de révolution communiste de Staline fit vingt millions de victimes en Russie et la Chine s'inspira du régime communiste sanguinaire russe.
En 1949, sous le commandement de Mao Tsé-toung, les communistes prirent possession du pouvoir en Chine après une guerre civile. Tout comme son proche allié Staline, entre 1949 et 1976, Mao établit un régime répressif et sanguinaire. D'innombrables exécutions politiques eurent lieu dans ce pays. L'armée était composée de troupes communistes formées d'hommes et de femmes. En l'espace de quelques mois, ces jeunes militants, appelés par Mao "Gardes Rouges", semèrent la terreur dans le pays.
La situation économique s'effrita en Chine comme en Russie, au nom des principes de "changement socialiste et d'égalité de droits". Le scénario russe se répéta en Chine. Les Chinois furent privés de leurs droits, de leurs propriétés, de leurs champs, de leurs animaux, de leurs cultures. Les nationalisations étaient présentées comme une condition préalable au changement socialiste. À l'origine, le régime communiste était sensé être un refuge et un sauveur pour le peuple.
La justice sociale était efficace à enrichir les personnages d'État tandis que le peuple dont les droits étaient supposés être protégés mourrait de faim. Avec l'alourdissement des problèmes économiques, les réformes se faisaient pressantes. Pourtant, chaque réforme augmentait la misère et le désordre social du pays. Chaque échec économique coûtait des milliers, voire des millions de vies. Dans ce vaste pays, Mao commandita un vaste génocide de son propre peuple et en particulier des minorités.
La hiérarchie du parti communiste et son dictateur (qui détenait les pleins pouvoirs) fermèrent la Chine à toutes les influences extérieures. La presse et les médias étaient maintenus sous strict contrôle. Toute critique ou protestation contre les décisions politiques étaient sanctionnées par une exécution. Les écrivains, les artistes et les scientifiques qui avaient travaillé dans les domaines de la culture, de l'histoire et des langues des minorités furent sommairement exécutés par le régime. Aujourd'hui encore, il est impossible d'obtenir des informations réelles sur les événements qui eurent lieu dans la Chine rouge, en autre sur le sort réservés aux turcs ouïgours.
L'élimination des croyances religieuses est le principal objectif de tout régime communiste. Pour se faire, une politique systématique de répression et de propagande est mise en place. Les croyances religieuses sont remplacées par les philosophies des leaders idolâtres. C'est effectivement ce qui se produisit en Chine, l'un des principaux pays anti-islamiques en Asie. Pendant la dictature de Mao, les dirigeants chinois interdirent tout culte religieux. Les imams furent torturés et les mosquées fermées. Dans la mesure où la religion était le principal obstacle au système matérialiste, c'était un sujet banni des discussions.
Les Chinois étaient constamment endoctrinés sur l'infaillibilité et la supériorité du leader totalitaire. Dans les écoles, l'étude du "Livre Rouge", dans lequel Mao expose en détail son étrange philosophie, faisait partie du cursus. On inculquait aux jeunes enfants et aux adolescents les éléments de la philosophie matérialiste, notamment l'obstacle que Dieu représente dans le développement humain. On encourageait à tuer insensiblement tout ce qui faisait barrage au développement communiste, même sa propre mère.
La notion de famille ne servait pas les intérêts de l'idéologie communiste, c'est pourquoi des millions de familles furent brisées. Leurs membres furent séparés, les enfants furent placés dans des orphelinats et les familles ne pouvaient se réunir qu'une fois par an.
Ces questions sont d'importance dans la mesure où le communisme existe aujourd'hui encore. L'avenir des pays où le communisme subsiste ne diffère pas de celui de la Russie ou de la Chine. Sensibiliser les individus à la religion est la seule manière de parer à ce système dépourvu d'humanité. Les incrédules qui ne sont pas sensibles à la religion et à ses valeurs peuvent être endoctrinés par le communisme. C'est justement pour cette raison que les matérialistes identifient dans la religion la force la plus efficace contre eux. Le fait de dissocier la religion de la bigoterie et d'expliquer les dégâts du communisme sert de précaution à ceux qui peuvent protéger une nation d'un tel désastre.
Le régime communiste a trompé les individus en se présentant comme la "seule voie du vrai salut". Pour parvenir à ses fins, il infligea une torture inhumaine à des millions de personnes. Amnesty International continue à faire état des traitements brutaux que subissent les communautés ethniques et particulièrement les minorités musulmanes en Chine. Les prisonniers n'ont pas le droit de se défendre et sont obligés de garder constamment la tête baissée. Les musulmans sont punis par des méthodes inhumaines et cruelles.
Les historiens avancent aujourd'hui que le communisme a tué entre quatre-vingt et cent millions de personnes dans ce pays.
Les préjudices sur les personnes des
systèmes politiques antireligieux
1. Les régimes totalitaires oppriment les individus en les privant de leur liberté et de leurs droits fondamentaux La société est alors régie non pas par les valeurs morales mais par les intérêts des groupes dominants. Toute activité ne servant pas les intérêts de ces groupes est réprouvée par le système.
2. L'endoctrinement fait croire aux individus que le dictateur est infaillible et que ses décisions sont pertinentes. Dans tous les régimes anti-religieux (fascisme et communisme), le culte de la personnalité du leader est commun.
3. La libre pensée et la religion étaient entièrement étouffées. L'accès aux mosquées, églises et synagogues était interdit. Un budget particulier était consacré à la lutte contre la religion.20
4. L'État contrôlait complètement l'économie par voie de nationalisation massive des usines, des moyens de production, des outils de fabrication et des banques. L'investissement privé n'existait pas.
5. Les soldats communistes confisquaient les biens immobiliers privés, les champs et les récoltes des paysans dans "l'intérêt du pays".
6. En réalité, la population n'avait jamais été plus pauvre et plus affamée que sous le régime communiste. Les heures d'attente pour acheter du pain faisaient partie de son quotidien.
7. Les personnes étaient internées dans les camps de travail et exécutées en masse. Les survivants étaient employés de force à des tâches difficiles. Ceux qui ne pouvaient s'adapter à ces conditions de travail étaient exilés en Sibérie.
8. Les rébellions étaient écrasées dans des bains de sang par les militants communistes. Les rebelles étaient exécutés aux yeux de tous.
9. Les dirigeants politiques jouissaient d'une vie luxueuse en totale opposition avec la misère populaire. Les salaires des membres du parti communiste s'élevaient de 25 à 100 mille roubles quand la majorité de la population ne gagnait que 150 roubles. Par ailleurs, les membres du parti communiste jouissaient de privilèges auxquels la population, nerf de l'économie, n'avait pas accès: les belles maisons, les voitures, les soins.
10. Les forces de police terrorisaient la population qui vivait constamment sous la menace. Le Parti Communiste fit sombrer le pays dans des cycles interminables de conflits, d'émeutes et de désordre.
11. Le système totalitaire avait également la mainmise sur les écoles. Selon Lénine, l'éducation ne devait pas être isolée de la politique. Dans son élocution au Premier Congrès sur l'Éducation Soviétique le 25 août 1918, il affirma que l'objectif principal de l'éducation était d'éliminer la bourgeoisie. Il déclara explicitement qu'éducation et politique ne pouvaient être dissociées. Prétendre le contraire n'était que mensonge et hypocrisie.22 L'objectif de l'éducation est d'élever des générations d'individus infidèles et faibles moralement afin qu'ils servent les intérêts du communisme. L'endoctrinement permit au système de générer des militants au lieu de faire naître des générations sensibles.
12. La famille n'avait pas sa place dans le communisme. Considérée comme contraire aux "intérêts de l'État", les familles étaient systématiquement décomposées. Les bébés étaient séparés de leur famille et élevés dans des orphelinats. Dans les réunions du Parti Communiste, des opinions telles que "la révolution est condamnée à rester faible aussi longtemps que les liens et la notion de famille existent" se faisaient entendre.23
13. L'art et la science ne pouvaient se développer convenablement sous le régime communiste puisque la majeure partie des ressources était consacrée à l'armement, qui était d'ailleurs utilisé contre la population.
14. Sans espoir, ni objectif, les jeunes étaient acculés à l'alcoolisme, la drogue ou au suicide.
15. La publication et la diffusion d'informations n'étaient autorisées que dans la mesure où elles louaient le système et son leader. Dans le cas contraire, elles étaient passées sous silence.
Conclusion
"Et il ne nous incombe que de transmettre
clairement." (Sourate 36, "Yâ-Sîn", v. 17)
Ce livre traite des maux sérieux dont souffre le monde, qu'il s'agisse de la faim, de la pauvreté, de la drogue ou de la corruption. Bien sûr, nous sommes tous au courant de ces problèmes, mais qui essaie de les résoudre? Pire encore, on évite même d'y penser. Fort heureusement, certains prennent la peine de s'y consacrer, d'attirer l'attention publique et ressentent un malaise certain face à notre incompétence dans la résolution de ces problèmes.
Cela fait si longtemps que l'humanité ne parvient pas à trouver de solutions parce qu'elle recourt aux mauvaises idéologies et aux mauvais systèmes de croyances. Il ne faut pas se décourager face aux imperfections et accepter le statu quo par dépit. En réalité, la solution réside dans les valeurs du Coran et celles de la Sounna car c'est la voie que Dieu a choisie pour l'humanité. Dieu, le Créateur de l'homme, a créé le chemin dans lequel nous pouvons nous sentir en sécurité et en paix:
"Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu'un guide, une grâce et une bonne annonce aux musulmans." (Sourate 16, "an-Nahl", Les abeilles, v. 89)
Le Coran guide l'humanité vers la vérité dans tous les aspects de la vie.
Tous les problèmes actuels peuvent être résolus à condition de présenter à l'humanité les valeurs du Coran et celles de la Sounna, dans leur forme originale en dehors de toute bigoterie et innovation.
Dieu promet à l'homme une vie bénie dans ce mode et le suivant en récompense de sa soumission au Coran. Le Coran apporte toutes les solutions. Dieu, Lui qui est tout miséricordieux envers l'homme, le récompensera d'une belle vie purifiée de toute misère dans ce monde:
"Tout ce que vous possédez s'épuisera, tandis que ce qui est auprès d'Allah durera. Et Nous récompenserons ceux qui ont été constants en fonction du meilleur de ce qu'ils faisaient. Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions." (Sourate 16, "an-Nahl", Les abeilles, v. 96-97)
La richesse renfermée dans le Coran oblige les musulmans à en faire part à toute l'humanité:
"Et il ne nous incombe que de transmettre clairement (notre message)." (Sourate 36, "Yâ-sîn", v. 17)
Ils dirent: "Gloire à Toi!
Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous as appris.
Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage."
(Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 32)
mercredi 27 janvier 2010
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