mercredi 27 janvier 2010

Que se passe-t-il quand la crainte de Dieu n'existe pas?

"Mais non! C'est vous plutôt, qui n'êtes pas généreux envers les orphelins; qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l'héritage avec une avidité vorace, et aimez les richesses d'un amour sans bornes." (Sourate 89, "al-Fajr", L'aube, v. 17 à 20)

Prenez deux hommes. L'un sait qu'il rencontrera Dieu et est conscient que chacun de ses bons actes recevra une récompense. L'autre, au contraire, suppose qu'il n'aura de comptes à rendre à personne. Assurément, il existe une grande différence de comportements entre ces deux hommes. Celui privé de la crainte de Dieu sera plus enclin à commettre le mal et à ignorer les valeurs morales quand ses intérêts seront en jeu. Celui qui tue un être humain sans raison apparente ou pour une raison terrestre se "permet" de tels agissements car il ne craint pas Dieu. S'il avait fermement foi en Lui et en l'Au-delà, il n'aurait jamais osé faire ce pour quoi il devra rendre des comptes.
Dans le Coran, l'histoire des fils du Prophète Adam, que la paix soit sur lui, est donnée en exemple pour attirer notre attention sur la profonde différence qui existe entre celui qui craint Dieu et celui qui ne Le craint pas:

"Raconte-leur la véritable histoire des deux fils d'Adam quand ils offrirent un sacrifice: il fut accepté de l'un et celui de l'autre fut refusé. Il dit alors: ‘Je te tuerai.' L'autre dit: ‘Allah n'accepte que ce qui vient de ceux qui Le craignent. Même si tu lèves la main sur moi pour Me tuer, je ne lèverai pas la main sur toi pour te tuer. Assurément, je crains Allah, le Seigneur de l'univers'." (Sourate 5, "al-Mâ'ida", La table servie, v. 27-28)

Celui qui ne craint pas Dieu ose tuer son frère alors que ce dernier n'est en rien coupable, alors que la victime, malgré la menace de mort, affirme qu'elle n'entreprendra d'aucune manière de tuer son frère. C'est là le comportement d'une personne qui craint Dieu. Ainsi, une fois que les individus d'une société ont la crainte de Dieu, alors le meurtre, l'oppression, l'injustice et l'iniquité, (tout ce que Dieu réprouve) cesseront.
La convoitise dans ce monde explique également les cruautés et l'immoralité des gens. La principale crainte de beaucoup de gens est de devenir pauvre ou de n'avoir aucune garantie quant à leur avenir. Ces craintes expliquent essentiellement pourquoi la corruption, le vol, le faux témoignage et la prostitution deviennent des modes de vie pour beaucoup. Par contre, pour celui qui a foi en Dieu, l'approbation de Dieu prime sur tout. Il évite ici-bas tout ce qui pourrait causer la perte de cette approbation. Dans son cœur, il ne cultive que la crainte de Dieu et ni la mort, ni la faim, ni toute autre difficulté ne saurait le détourner du droit chemin.
Par conséquent, quelles que soient les circonstances, une personne qui craint Dieu, ne dévie jamais de la voie tracée par le Coran. Elle est également digne de confiance et agit toujours consciencieusement. Sentant pleinement que Dieu voit et entend tout, elle n'essaie pas d'agir contre sa conscience et cela même quand elle est seule.
Le manque de foi incite à la perte de conscience. Afin d'éclaircir ce point, pensez à quelqu'un qui n'hésite pas à s'enfuir après avoir renversé une personne sur la route. Ce geste est une indication de la distance qui le sépare de la religion. Cet homme, qui sciemment laisse une personne seule à l'agonie au milieu de la chaussée, alors que cette dernière pourrait avoir une chance de survie si elle était prise en charge, pense qu'il peut éviter les gens en s'enfuyant. Il ne s'imagine cependant pas que Dieu l'entoure de toute part, qu'Il le voit et l'entend à tout instant? Jamais on ne peut s'enfuir du jugement de Dieu et du Jour des comptes. Dieu rétribuera chacun pour ses injustices, sa cruauté et ses actes le Jour du jugement.

"Ceux qui détournent arriveront le Jour de la résurrection avec ce qu'ils ont détourné. Là, chacun sera rétribué en totalité de ce qu'il aura gagné. Ils ne seront pas lésés. Est-ce que celui qui cherche à plaire à Allah est le même que celui qui encourt le mécontentement d'Allah et dont le refuge sera l'Enfer? Quelle mauvaise destination!" (Sourate 3, "al-‘Imran", La famille de Imran, v. 161-162)

Quand on rappelle aux gens les versets de Dieu et qu'on les instruit avec cette vérité importante, de tels actes si peu scrupuleux sont évités.
Un exemple d'attitude sans scrupule menée par des gens distants de la religion est celle des personnes qui dans certaines sociétés assurent des soins médicaux comme le ferait un docteur alors qu'elles n'ont pas de formation médicale. En dépit de leur totale ignorance de ce qui a trait à la médecine, de telles personnes trompent volontairement des patients et osent les traiter sans tenir compte des risques sérieux qui pèsent sur leur santé. De tels actes sans scrupules peuvent parfois aboutir à la mort du patient. Ces personnes ne pensent qu'à engranger de l'argent et font fi des risques qu'ils font courir aux autres. Cependant, dans un de Ses versets, Dieu ordonne aux croyants de "… rendre les dépôts à ceux auxquels ils sont dus" (Sourate 4, "an-Nisâ", Les femmes, v. 58).
La santé d'une personne est aussi un dépôt précieux. C'est pourquoi conformément au verset mentionné ci-dessus, les gens devraient s'abstenir de pratiquer des professions pour lesquelles ils n'ont pas de diplôme et ainsi éviter de causer du mal aux autres.
À plusieurs moments de notre vie, nous devrons très probablement faire face à des actes peu scrupuleux commis par des individus qui ne craignent pas Dieu. Simplement parce qu'ils ne reconnaissent pas que Son jugement est proche, ils peuvent accuser sans problème un innocent à tort. Ils sont prêts à clamer leur innocence et à raconter toutes sortes de mensonges pour convaincre les autres. De tels individus sont complètement dénués de bon sens car Dieu témoigne de toute chose sans exception. Il sera Le juge suprême dans l'Au-delà. La conscience de l'homme malhonnête est en paix quel que soit ce que l'innocent va subir à cause de son mensonge. Mais, il ne se doute pas que Dieu, dans le Coran, décrit la punition du diffamateur:

"Et quiconque acquiert une faute ou un péché puis en accuse un innocent, se rend coupable alors d'une injustice et d'un péché manifeste." (Sourate 4, "an-Nisâ", Les femmes, v. 112)

"Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous. Ne pensez pas que c'est un mal pour vous, mais plutôt c'est un bien pour vous. À chacun d'eux ce qu'il a acquis comme péché. Celui d'entre eux qui s'est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment." (Sourate 24, "an-Noûr", La lumière, v. 11)

Celui qui ne craint pas Dieu ne peut respecter et estimer autrui. Cette légèreté explique notamment pourquoi par exemple de nombreux propriétaires de restaurants ne gèrent pas leur commerce de manière hygiénique, pourquoi il n'y a plus de respect pour les aînés, pourquoi des patients meurent aux urgences par négligence ou pourquoi des millions de pauvres innocents sont massacrés parce qu'ils défendent leur terre et leurs biens, etc…
Les personnes qui craignent Dieu se gardent bien de commettre de tels méfaits car elles sont conscientes que quiconque agit mal rencontrera Dieu dans l'Au-delà. Quand elle est composée d'individus sains de conscience, il règne dans les sociétés la paix et la confiance. Éviter strictement la débauche, la prostitution et toute autre forme d'immoralité, et faire preuve d'une sensibilité pour le respect, la compassion et la clémence renforcent les liens familiaux: ils sont le ciment de toute société forte. Ces sociétés-là reposent sur des bases fiables parce que ses membres se témoignent une loyauté réciproque.


Faire le bien sans attendre de récompense

La personne qui craint Dieu écoute sa conscience et agit toujours selon le Coran. Dans Son livre, Dieu exhorte les gens à s'engager dans les bonnes œuvres, à aider les autres et à s'efforcer de leur montrer un bon exemple de vie, sans en attendre une récompense terrestre. Dans le verset, "ne donne pas dans le but de recevoir davantage." (Sourate 74, "al-Muddathar", Celui qui es revêtu d'un manteau", v. 6), l'interdiction souligne que l'on ne doit pas chercher le gain terrestre pour les services que nous rendons dans le but de plaire à Dieu. Nos actions doivent uniquement être guidées par la quête de l'agrément de Dieu afin qu'Il nous reconnaisse en tant qu'esclave digne du Jardin.
Cependant, dans ce monde un grand nombre d'actes sont faits dans l'espoir de recevoir quelque chose en retour. Citons l'homme d'affaires qui construit un foyer pour les pauvres dans un soi-disant but charitable. À première vue, il ne tire aucun avantage matériel d'une telle entreprise. Pourtant, cette "bonne œuvre" se résume à une opération de promotion: son nom apparaît sur les premières pages de journaux, dans les programmes télévisés, et finalement sa charité devient une vanité. De plus, grâce à cet acte sa société gagne de l'argent puisque les dépenses caritatives sont déductibles d'impôts. Dans les faits, quelle est l'utilité pour les nécessiteux de ce type de charité? À quoi sert le camion chargé de nourriture expédié dans une province touchée par un séisme, quand le chargement arrive avarié ou quand les autorités locales attendent des sauveteurs?..
L'attitude des politiciens est aussi représentative que celle de l'homme d'affaires. Dans le cadre de leurs longues campagnes, les hommes politiques "rabâchent" des slogans exprimant leur engagement profond à servir leur pays. Une fois élus, ils s'écartent des idées et des objectifs qu'ils scandaient lors de leur campagne. Ils dévoilent alors les motivations sous-jacentes de leur engagement politique: la fonction et le statut. Le bénéfice que tire la communauté d'une telle mentalité est équivalent à zéro.
En somme, les actions dénuées de sincérité ne portent aucun fruit dans la vie future. Dieu l'affirme en ces termes dans le verset suivant:
"Ô les croyants! N'annulez pas vos aumônes par un rappel ou un tort, comme celui qui dépense de son bien par ostentation devant les gens sans croire en Allah et au Jour dernier. Il ressemble à un rocher recouvert de terre, qu'une averse l'atteigne, elle le laisse dénué. De pareils hommes ne tireront aucun profit de leurs actes. Et Allah ne guide pas les gens mécréants." (Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 264)

Les bonnes œuvres accomplies avec sincérité pour aider les autres d'une part et pour gagner l'approbation de Dieu, d'autre part, s'avèrent profitables et bénéfiques, ainsi que le confirment de nombreux versets de Dieu. En retour de leurs intentions sincères, Dieu conduit les gens au succès dans toutes leurs entreprises en leur assurant de bons résultats. Dans un verset, Dieu indique:

"Et ceux qui dépensent leurs biens cherchant l'agrément d'Allah, et bien rassurés de Sa récompense, ils ressemblent à un jardin sur une colline. Qu'une averse l'atteigne, il double ses fruits; à défaut d'averse, c'est la rosée qui l'atteint. Et Allah voit parfaitement ce que vous faites. "(Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 265)

Les bonnes œuvres et les sacrifices de l'homme qui ne cherche que le plaisir de Dieu s'étendent à tous les domaines. En l'absence de religion, les gens ont tendance à chercher un intérêt dans la notion de sacrifice, ce qui explique pourquoi l'athéisme se fraie une voie au sein de ces gens. Lorsque le plaisir de Dieu ne prime pas, les hommes placent leurs propres intérêts avant tout le reste. En revanche, voyez en quels termes les croyants sont décrits dans le Coran:

"Ils accomplissent leurs vœux et ils redoutent un jour dont le mal s'étendra partout, et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l'orphelin et au prisonnier, en disant: ‘C'est pour le visage d'Allah que nous vous nourrissons: nous ne voulons ni récompense, ni gratitude. Nous redoutons de notre Seigneur un jour terrible et catastrophique.' Allah les protégera donc du mal de ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie." (Sourate 76, "al-Insân", L'homme, v. 7 à 11)

Les chapitres suivants de ce livre proposent les solutions contenues dans le Coran pour faire face aux problèmes critiques rencontrés dans notre monde. Quand vous lirez, rappelez-vous que le simple fait de vivre selon les préceptes du Coran résout de manière permanente un grand nombre de problèmes rencontrés sur notre terre. Aujourd'hui, répondons-nous aux besoins des pauvres? Soignons-nous correctement les personnes âgées? Transmettons-nous les bonnes valeurs aux enfants? Mettons-nous en garde les adolescents contre la médiocrité? Sommes-nous réactifs dans les aides que nous apportons aux pays touchés par des catastrophes naturelles? Combattons-nous de front les idéologies cruelles qui sont à l'origine des guerres et des génocides? Ecoutons-nous les voix de la rébellion contre l'État? Ces questions et d'autres encore aboutissent à une impasse. Dans ce sens, seule la conformité dans les agissements avec les principes du Coran, guide unique de lumière révélé par Dieu à l'humanité débarrasserait la surface de la terre de tous ses maux. À défaut de cela, les hommes s'engagent délibérément dans un système cruel. Dans le Coran, Dieu attire l'attention sur le mal que les gens se font à eux-mêmes:
"La corruption est apparue sur terre et dans la mer pour ce que les gens ont acquis de leurs propres mains afin qu'Il leur fasse goûter une partie de ce qu'ils ont fait, peut-être reviendront-ils." (Sourate 30, "ar-Roûm", Les Romains, v. 41)


La sagesse, source de solutions

Pour solutionner les problèmes qui polluent la terre et apporter le bien à l'humanité, il est essentiel de posséder les qualités de sagesse, de perspicacité (une vision aiguisée, le pouvoir de saisir l'essence des choses), et de sagacité. L'acquisition de ces traits est seulement possible en suivant les enseignements du Coran. Dans un verset, Dieu souligne la sagesse que la foi garantit à l'homme:

"Ô vous qui croyez! Si vous craignez Allah, Il vous accordera la faculté de discerner (entre le bien et le mal), vous effacera vos méfaits et vous pardonnera. Et Allah est le Détenteur de l'immense grâce." (Sourate 8, "al-Anfâl", Le butin, v. 29)

Occasionnellement, les gens peuvent éprouver l'envie de trouver les solutions aux problèmes qu'ils rencontrent. Cependant, ils ne parviennent pas aux résultats souhaités parce qu'ils ne sont tout simplement pas naturellement des pourvoyeurs de solutions. Pour cela, il faut de l'intuition, de la sagacité et de la perspicacité et ces qualités découlent de la foi. Sans le zèle inspiré par la foi, ils repoussent souvent la mise en œuvre de leurs décisions ou omettent des détails significatifs, c'est pourquoi ils aboutissent souvent à des impasses.
Aujourd'hui, la planète entière regorge d'enfants sans abris et d'orphelins laissés pour compte dans les rues. Ce problème majeur reste encore non résolu. Les missions et les mesures d'aide aux sans abris, particulièrement celles visant à empêcher les enfants de tomber dans la drogue et la délinquance, s'avèrent souvent peu concluantes. De fait, elles n'empêchent en rien ces enfants d'être emportés dans la déchéance qui sont le sort des sans abris: la rue, la prison, la maladie, les tentatives de suicide. La situation serait clairement différente si ces enfants recevaient une formation basée sur les valeurs du Coran couplée avec des services appropriés. En effet, la crainte de Dieu les éloignerait des activités délictueuses. Ils pourraient alors se développer en adultes responsables œuvrant aux mieux pour leur pays et leurs concitoyens.
L'inégalité n'épargne pas les malades. Le coût des traitements est un élément de ségrégation: le riche a les moyens de se soigner tandis que le pauvre non couvert par l'assurance maladie est condamné. Malgré l'évidence de cette injustice, rares sont ceux qui se mobilisent pour contrebalancer cette inégalité manifeste.
Encore une fois, l'absence de crainte envers Dieu et sa conséquence, à savoir l'absence de sagesse, expliquent cette indifférence. Ceux qui ne parviennent pas à distinguer le bien du mal n'obtiennent pas de solutions aux problèmes qu'ils rencontrent. Le manque de discernement est un attribut particulier à ceux qui n'ont pas la foi. Dieu définit leur comportement ainsi:

"Les mécréants ressemblent à du bétail auquel on crie et qui entend seulement appel et voix confus. Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent point." (Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 171)
Cependant, la sagesse transmise par le Coran et la Sounna confère aux croyants des facultés pour trouver des solutions, trouver des ressources et s'organiser. Une meilleure organisation et les contributions matérielles des plus fortunés contribueraient à bâtir des vies meilleures pour les démunis. Ainsi, il est plus simple de localiser les problèmes et de cibler les actions réparatrices. Chacun à sa manière peut favoriser la mise en place de solutions, une fois qu'il vit selon les préceptes du Coran et ceux de la Sounna.
Les entrepreneurs peuvent construire ou rénover des foyers pour les enfants sans abris. Ils peuvent pourvoir à leur éducation. De même, toute famille qui en a les moyens peut s'engager à prendre soin d'un enfant et de son éducation. Pareillement, les patients sans couverture de santé peuvent être identifiés et les coûts de leurs traitements couverts par un fond de solidarité. Il s'agit simplement de redistribuer l'allocation des ressources de manière plus productive, sans permettre le moindre gaspillage. Dieu exige de l'homme ce type de comportement dans le Coran.
Les gens qui prennent en main les évènements à la lumière de leur conscience et de leur raison peuvent rapidement identifier les impasses et les besoins, et trouver ainsi les solutions adéquates. Souvent les gens ne parviennent pas ou prétendent ne pas localiser les dysfonctionnements. Même si les circonstances provoquent des remords chez eux, ils ne savent que faire ou sont trop fainéants pour se lancer dans une mission. Ils évitent de consacrer du temps et de l'énergie à de telles affaires, de crainte de perturber leur paix. Toutefois, les efforts d'organisation des personnes consciencieuses et sages, dans la mesure de leurs pouvoirs et de leurs capacités, solutionnent de nombreux problèmes persistants.
Le Coran encourage fortement les gens à s'engager dans une bonne cause:

"Quiconque intercède d'une bonne intercession, en aura une part; et quiconque intercède d'une mauvaise intercession portera une part de responsabilité. Et Allah est Puissant sur toute chose." (Sourate 4, "an-Nisâ", Les femmes, v. 85)

Le comportement contraire est caractéristique des non-croyants et est défini comme étant mauvais:

"Mais non! C'est vous plutôt, qui n'êtes pas généreux envers les orphelins, qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l'héritage avec une avidité vorace, et aimez les richesses d'un amour sans bornes." (Sourate 89, "al-Fajr", L'aube, v. 17 à 20)



Vivre selon le Coran garantit une réelle justice


"Certes, Dieu commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez." (Sourate 19, "an-Nahl", Les abeilles, v. 90)

La justice est l'une des bases de l'ordre social. Chaque pays a son propre système judiciaire. Cependant, en raison des difficultés persistantes auxquelles les systèmes judiciaires contemporains se trouvent confrontés, la quête d'un système idéal continue.
Le monde entier aspire à ce système juridique idéal: l'établissement d'un mécanisme juridique dans lequel chacun est pleinement récompensé de ses actes sans subir une quelconque forme de discrimination. Malgré les nouvelles méthodes, les approches différentes, les projets et les solutions conçus pour atteindre ce modèle, l'exercice de la justice s'apparente toutefois à une voie difficile qui reste encore à explorer.
La détérioration morale de la société est à l'origine de ces dysfonctionnements. La détérioration, c'est-à-dire la simple conséquence de ne pas adhérer aux valeurs ordonnées par Dieu, cause du tort aux individus dans tous les domaines.
Une fois de plus, cette désagrégation est à l'origine des escroqueries, de la corruption, de la tromperie, de l'injustice et des autres maux sociaux. La vie quotidienne abonde d'exemples. Dans le cadre des affaires, il est courant que l'homme d'affaires trompe son associé en détournant son argent ou ses biens personnels, sans considération pour leur amitié ni pour les pertes matérielles et spirituelles que ce dernier devra supporter. L'individu qui se laisse guider par son intérêt personnel ne se soucie guère des valeurs telles que l'amitié, les liens familiaux, la spiritualité, la cohésion sociale et la bonne moralité.
Toutes les relations que cet individu établira dans sa vie seront sous l'influence d'un tel raisonnement puisqu'il ne tient pas compte du fait que Dieu est conscient de tout ce qu'il fait, ni du fait qu'il devra rendre des comptes pour ses actes. Il ne se rappelle pas que l'escroquerie n'est qu'injustice et il continue à s'enliser dans un raisonnement corrompu.
L'exemple suivant permettra de mieux comprendre: la personne qui estime que l'escroquerie est un crime horrible l'évitera strictement tout au long de sa vie. Or, l'individu qui n'a pas le même jugement et qui en plus est appâté par le profit personnel peut sans hésitation porter un faux témoignage contre quelqu'un ou accuser à tort un innocent. Il mettra en avant les circonstances, ses responsabilités familiales pour justifier son crime… Quelles que soient les excuses mises en avant, la réalité est que la diffamation est blâmable.
Cet exemple se vérifie particulièrement lorsque les intérêts des gens sont en jeu. Ce raisonnement vaut également pour les voleurs, les escrocs et les oppresseurs. Dans une société qui grouillent d'individus intéressés, l'injustice, les conflits d'intérêts et le chaos sont inévitables.
Pourtant, quelles que soient les contraintes auxquelles elle doit faire face, une personne qui vit selon le Coran ne s'abaisse pas à commettre ces actes ignobles et n'affiche pas un comportement qui est en contradiction avec ses valeurs. Celui qui nourrit une grande crainte pour Dieu n'oublie jamais qu'un jour, il sera confronté à chacune de ses œuvres et à chacun de ses mots. Seule la diffusion des valeurs du Coran parmi les gens peut éradiquer l'injustice, qui est le fruit de la détérioration morale (poursuite de ses propres intérêts, accumulation de biens, non-considération pour les démunis, etc.). Parce qu'à travers le Coran, Dieu ordonne à Ses esclaves de croire et de vivre selon ces valeurs supérieures afin d'être juste:

"Ô les croyants! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l'ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu'] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites." (Sourate 4, "an-Nisâ", Les femmes, v. 135)

"Certes, Allah commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez." (Sourate 16, "an-Nahl", Les abeilles, v. 90)

L'injustice ne saurait régner dans une société où les individus saisissent le sens de la justice telle qu'elle est décrite dans le verset mentionné ci-dessus, parce que l'environnement empreint des valeurs du Coran et de la Sounna exige un strict exercice de cette dernière. Certains systèmes juridiques sont plus conciliants avec les criminels par égard à leur richesse, leur statut ou leur appartenance sociale. Or, la famille, la richesse, le statut etc. ne justifient aucune exception. C'est pourquoi ce cas de figure est peu probable dans une société où la vraie justice prévaut.


Quels problèmes émergent dans les sociétés où une véritable
justice n'est pas exercée?

1. Le parjure augmente
Les témoins ont un rôle central dans la recherche de la vérité et dans l'établissement de la justice. Sur le crédit de témoins oculaires, la part du vrai et du faux peut rapidement être faite et par conséquent permettre à de nombreux cas d'être élucidés. Cependant, dans les sociétés où les valeurs du Coran et celles de la Sounna ne sont pas respectées, les témoignages sont loin d'être fiables. Simplement parce que ceux qui n'adhèrent pas au Coran et à la Sounna peuvent monnayer très facilement leurs mensonges contre un service. En agissant de la sorte, ils tournent le dos à la conduite vertueuse, qui elle, incite à dire la vérité et à défendre l'innocent.
Certaines personnes refusent de témoigner – quand bien même ce témoignage est essentiel pour rendre justice – par peur de représailles. Dans un verset, Dieu souligne l'importance de dévoiler la vérité:

"… Et ne cachez pas le témoignage: quiconque le cache a, certes, un cœur pécheur. Allah, de ce que vous faites, est Omniscient." (Sourate 2,"al-Baqara", La vache, v. 283)

Par méchanceté ou par haine, certains individus sont prêts à fabriquer des témoignages de toutes pièces. Ils faussent la justice en détournant les faits et en mentant dans leurs témoignages. Un hadith du Messager de Dieu, le Prophète Mouhammad (pbsl) explique l'importance de la sincérité:
"Adhérez à la vérité, car la vérité conduit aux bonnes actions et les bonnes actions conduisent celui qui les fait au Jardin. Si un homme continue à dire la vérité et fait de la vérité son objectif, il sera reconnu en présence de Dieu comme éminemment véridique. Évitez le mensonge, car le mensonge conduit au mal et le mal mène au feu. Si un homme continue à mentir et faire du mensonge son objectif, il sera reconnu en présence de Dieu comme un grand menteur."1
Ceux qui ne vivent pas selon les valeurs du Coran et celles de la Sounna ne respectent pas la justice, encore moins quand il est question de leurs intérêts personnels. Ils ne réfléchissent jamais aux conséquences de leurs faux témoignages. Ils n'ont cure de la souffrance des innocents condamnés et enfermés à tort et de celle de leurs familles.
Dans le Coran, Dieu accorde une attention particulière à cette situation. Il nous commande d'être justes quelles que soient les circonstances:

"Ô les croyants! Soyez stricts dans vos devoirs envers Allah et soyez des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites." (Sourate 5, "al-Mâ'ida", La table servie, v. 8)

Pour éviter l'injustice, le Messager de Dieu, le Prophète Mouhammad (pbsl) disait également: "Aucun d'entre vous ne devrait juger une personne alors qu'il est en colère."2
Aveuglés par la crainte, l'argent ou la convoitise, les gens dévient de ce qui est droit et juste. Seule l'acquisition des valeurs du Coran les guidera vers la voie du bien. Quelles que soient les circonstances, quelles que soient la menace et la coercition, quel que soit le bénéfice possible, les croyants ne tendent jamais vers le méfait, conscients que Dieu les entoure à tout moment. Ils sont conscients que dans l'Au-delà, ils devront rendre compte de toutes les mauvaises choses qu'ils ont accomplies ou dites. Dans un verset, Dieu proclame que les esclaves du Tout Miséricordieux ne font jamais de faux témoignages:

"Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages et qui, lorsqu'ils passent auprès d'une frivolité, s'en écartent noblement." (Sourate 25, "al-Fourqân", Le discernement, v. 72)

Il est nécessaire de noter que ceux qui placent leurs intérêts au-dessus de la notion de justice récolteront tôt ou tard les fruits de leurs méfaits. Le jour où ils auront besoin d'un témoin fiable, ils saisiront dans sa pleine mesure l'injustice qu'ils ont commise. Que ceux qui ne souhaitent pas expérimenter ce genre de situations s'efforcent de propager les valeurs recommandées par Dieu et qu'ils adhèrent strictement aux principes moraux du Coran!


2. La richesse et le rang deviennent des critères de jugement
En l'absence de référence aux valeurs du Coran et à celles de la Sounna, les individus sont aujourd'hui jugés sur la base de l'argent qu'ils possèdent et du statut social dont ils jouissent. Ce raisonnement est commun à toutes les couches sociales et donne lieu à de nombreux comportements qu'il faut analyser.
L'attitude du vendeur envers son client est tout à fait évocatrice. Sa courtoisie et son attention sont fonction de ce dernier: quand son apparence lui semble aisée, il le traite avec les meilleurs égards, si elle ne l'est pas, il se contente du minimum. Ce comportement restera inchangé même si les deux catégories de clients dépensent finalement la même somme. L'apparence et le statut détermineront toujours chez ce vendeur la manière de traiter ses clients.
Ces critères ne sont pas valables pour le musulman. Le croyant a de bonnes manières envers tous les hommes, simplement parce qu'il s'agit d'êtres humains. Il n'assujettit pas ceux qui l'entourent à une quelconque discrimination préjudiciable. Afin de jauger quelqu'un, il n'a pas besoin "d'étiquettes". Que la personne soit riche ou pauvre, qu'elle vive dans une hutte ou dans un palais importe peu pour lui. La richesse des vêtements, la beauté du visage, le prestige du diplôme, l'élévation du rang social n'ont aucun sens pour lui. Dans le Coran, Dieu mentionne que seule la foi en Lui et la proximité avec Lui représentent des critères à retenir dans la distribution de son amour.

3. Les problèmes de l'éducation
Tout individu a un droit d'accès à l'éducation. Rien ne devrait empêcher au nom de la religion, de la langue, de la race ou du statut, l'homme d'améliorer ses connaissances. Toutefois, l'injustice sociale rend cela virtuellement impossible, parce qu'elle crée des problèmes qui exigent des solutions instantanées, le plus important étant bien évidemment la quasi-inexistence d'une éducation gratuite. Dans beaucoup de pays, la pauvreté prive un nombre considérable d'enfants et d'adolescents d'une éducation de qualité. L'accès aux quelques écoles de qualité payantes est réservé à une minorité privilégiée tandis que les individus ordinaires doivent se contenter du minimum dispensé par le système public. Il va sans dire que les ressources matérielles disponibles dans les écoles se répercutent sur la qualité de l'enseignement.
Le libre choix du domaine d'études est recommandé dans la mesure où un système éducatif qui donne la possibilité aux individus de recevoir l'instruction sur la base de leurs intérêts, dispositions, et compétences s'avère beaucoup plus bénéfique et productif. Cependant, de nos jours, les conditions économiques et sociales sont telles qu'elles contraignent les étudiants à mettre un terme à leurs études ou tout du moins à s'orienter vers un domaine qui ne leur tient pas à cœur.
La solution à ce type de problèmes sociaux réside dans les enseignements du Coran, puisque l'environnement empreint de ses valeurs ne laisse pas place à des services éducatifs inadaptés. La sagesse et l'universalité émanant du Coran inspirent aux musulmans des solutions, notamment en matière d'éducation. En outre, une telle société ne fait aucune distinction entre le pauvre et le riche. Comme nous l'avons mentionné plus haut, ceux qui aiment Dieu dépensent le superflu pour en faire bénéficier les autres. Il suffirait de diriger ces ressources excédentaires vers les différents domaines majeurs que sont l'éducation publique et la santé afin de juguler l'écart entre pays pauvres et pays riches. Cela sous-entend bien entendu que les pays riches transfèrent leurs surplus vers les pays en développement sans rien attendre en retour.
Les questions liées à l'éducation ont une importance majeure pour les musulmans puisqu'ils sont tenus responsables de ce qu'ils inculquent aux jeunes gens, et notamment de la sensibilité pour le Coran qu'ils transmettent. Les principes qu'ils doivent transmettre doivent faire briller les signes de Dieu sur terre et dans l'univers et rendre évident l'objectif ultime de la vie. À défaut de cela, les jeunes générations, qui sont les réceptacles des idéologies mécréantes deviendront des adultes improductifs, inutiles pour leurs pays, nation et religion. De fait, les jeunes sont conditionnés pour adopter des modes de vie malsains, se détourner des bénédictions de la religion et finalement dévier. Certes, l'homme scrupuleux qui craint Dieu ne transige pas avec une telle responsabilité.

4. Les inégalités hommes-femmes
Dans les sociétés dépourvues de réelle justice, l'inégalité entre les hommes et les femmes est une question d'ordre social sérieuse qui génère beaucoup de conflits. Dans certains pays, les femmes sont traitées en citoyens de seconde-classe, voire même en proscrits. Perçues comme des êtres fragiles en quête de protection, elles n'occupent pas de rôles dans la société qui inspirent le respect ou l'autorité et sont souvent victimes d'abus.
Dans les sociétés où de tels préjugés prévalent, une femme au parcours remarquable peine à se faire accepter. En général, les femmes sont assimilées à des êtres faibles intellectuellement qui manquent de confiance et de détermination. Si cela est vrai, il faut élargir ce jugement à l'humanité entière.
Parmi les candidats qui postulent à un emploi, les hommes sont habituellement préférés aux femmes, à parcours égal, à capacités égales et à compétences égales. Cette disposition explique pourquoi les opportunités restent très limitées pour les femmes dans le monde des affaires.
D'autre part, l'identification personnelle de nombreuses femmes qui est fonction de l'image que les hommes leur associent les prédispose à accepter les rôles inférieurs qui leur sont assignés.
La discrimination sociale entre les sexes a des conséquences frappantes dans les pays en développement. En plus du droit à l'éducation et au travail, les femmes sont même dépossédées du pouvoir de décision en ce qui concerne leur mariage. Toutes les décisions personnelles qu'elles doivent prendre sont confiées aux pères ou aux maris.
Des efforts qui sont constamment fournis pour apporter des solutions à ces pratiques défectueuses, nous n'en citerons que quelques-uns ici. Les associations de protection des droits de la femme, les mouvements féministes, les séminaires, les études et les discussions aux noms de la liberté et l'égalité n'ont pas vraiment apporté de solutions viables. Dans la mesure où la solution universelle réside dans l'adhésion aux préceptes du Coran, il est naturel que tous ces efforts fassent naître davantage de complications.
En effet, au sein de la société qui suit le Coran et la Sounna aucune distinction préjudiciable n'est faite entre les individus qu'ils soient femme, homme, riche, pauvre, jeune ou vieux. La position sociale, la profession, la richesse ou le sexe ne leur octroient pas de privilèges particuliers. Les bonnes actions et la crainte de Dieu sont les seuls critères, comme le traduit ce verset: "Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété." (Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 197) Le Coran s'adresse aux humains qui ont foi en Dieu et accomplissent des bonnes œuvres, indépendamment du fait qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. Dieu souligne l'importance de vivre selon les valeurs qu'Il ordonne et Il ne fait aucunement la différence entre un homme ou une femme. Quelques-uns des versets qui insistent sur ce point sont:
"Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salat, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. Aux croyants et aux croyantes, Allah a promis des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour qu'ils y demeurent éternellement, et des demeures excellentes, aux jardins d'Eden [du séjour permanent]. Et la satisfaction d'Allah est plus grande encore, et c'est là l'énorme succès." (Sourate 9, "at-Tawba", Le repentir, v. 71-72)

"Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les obéissants et les obéissantes, les hommes véridiques et les femmes véridiques, les constants et les constantes, les hommes humbles et les femmes humbles, les faiseurs d'aumône et les faiseuses d'aumône, les jeûneurs et les jeûneuses, les hommes chastes et les femmes chastes, les hommes et les femmes qui se rappellent beaucoup Allah: Allah a préparé le pardon pour eux et une immense récompense." (Sourate 33, "al-Ahzab", Les coalisés, v. 35)

"Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes œuvres, tout en étant croyant... les voilà ceux qui entreront au Paradis; et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d'un creux de noyau de datte." (Sourate 4, "an-Nisâ", Les femmes, v. 124)


Les problèmes auxquelles les femmes sont
confrontées dans la vie sociale

Dans les sociétés détachées de la religion, les femmes se retrouvent dans des situations délicates, en particulier quand il est question de divorce. Celui-ci est source de difficultés pour la femme quand elle est économiquement dépendante de son époux jusqu'au moment du divorce.
D'une part, les conditions matérielles devient difficile pour les femmes divorcées soit parce qu'elles n'ont pas ou plus le profil pour travailler soit parce qu'elles n'ont pas droit aux aides sociales. D'autre part, elles subissent la souffrance des relations à mesure que les exigences des deux parties se font plus intransigeantes au moment de la rupture.
Le Coran et la Sounna règlent ces questions pour le croyant. Ils entretiennent des relations courtoises au-delà du divorce du fait qu'ils ne se perçoivent pas l'un l'autre simplement comme un homme ou une femme mais comme des êtres humains qui ont foi en Dieu, et donc comme les créatures les plus élevées de Dieu.
Le Coran dicte de nombreuses mesures pour sécuriser les droits de la femme après le divorce et pour lui assurer un bien-être économique. Les versets suivants nous informent du traitement et de l'assistance matérielle dus à la femme suite à un consentement mutuel:

"Les divorcées ont droit à la jouissance d'une allocation convenable, [constituant] un devoir pour les pieux." (Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 241)

"… Donnez-leur toutefois – l'homme aisé selon sa capacité, l'indigent selon sa capacité – quelque bien convenable dont elles puissent jouir. C'est un devoir pour les bienfaisants. Et si vous divorcez d'avec elles sans les avoir touchées, mais après fixation de leur mahr, versez-leur alors la moitié de ce que vous avez fixé, à moins qu'elles ne s'en désistent, ou que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage. Le désistement est plus proche de la piété. Et n'oubliez pas votre faveur mutuelle. Car Allah voit parfaitement ce que vous faites." (Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 236-237)

"Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu'Allah lui a accordé. Allah n'impose à personne que selon ce qu'Il lui a donné, et Allah fera succéder l'aisance à la gêne." (Sourate 65, "at-Talaq", Le divorce, v. 7)

Grâce à ces versets, on sait qu'après le divorce, il est illicite pour l'homme de garder ce qu'il avait donné à son épouse pendant le mariage. Tous les besoins de la femme divorcée qui sont en rapport avec le logement sont également pris en charge par le mari pendant la période de ‘idda. D'après le Coran, il est également interdit d'hériter des femmes de force.
Lorsque les individus appliquent les conseils coraniques, les femmes ne sont pas maltraitées ni déshonorées. Cela confirme qu'adhérer au Coran permet de trouver des solutions.

5. L'égale répartition des ressources
Aujourd'hui, l'accès aux ressources entre les hommes n'est pas égal. Le besoin en énergie d'un homme adulte s'élève à 2.800 calories par jour. Les ressources nutritives disponibles sur la planète suffisent à satisfaire les besoins de tous. Pourtant, une grande partie des hommes est exclue de ces bénéfices et plus de 800 millions de personnes souffrent d'une extrême malnutrition. Les calories absorbées quotidiennement par 75% de la population mondiale (soit 4,03 milliards d'individus en 1991) est bien en dessous du niveau minimum requis. En raison de l'inégale répartition de la nourriture dans le monde, la proportion de mal nourris varie suivant les pays. D'autres chiffres avancent que le coût approximatif pour satisfaire les besoins fondamentaux (nourriture, boisson, eau, hygiène, santé et éducation) des populations des pays en développement serait de 40 millions de dollars. Ce chiffre équivaut à 4% de la richesse combinée des 225 personnes les plus fortunées du monde.3
Ces données statistiques montrent également que les ressources excédentaires dans certains pays ne sont malheureusement pas rendues disponibles pour d'autres, bien qu'elles soient vitales. Dans les pays riches, les ressources inutiles restent inutilisées quand bien même elles seraient transférables vers les pays pauvres d'Afrique par exemple.
Les inégalités mondiales ne se font pas seulement sentir au niveau de la nourriture et de l'eau. Elles causent également de sérieux problèmes dans les services de santé. Aujourd'hui, les moyens financiers dont disposent les pays développés permettent d'importantes avancées dans la recherche médicale et donc dans la prévention et la guérison des maladies.
En revanche, dans les pays sous-développés et en voie de développement, des problèmes de santé mineurs représentent des menaces sérieuses pour la population.
La lèpre est une maladie bactériologique insidieuse qui se développe principalement dans la "ceinture de pauvreté" du globe. Cette maladie qui afflige l'humanité depuis toujours peut être traitée assez facilement de nos jours. Alors que seuls quelques cas isolés sont rapportés dans le monde développé, la lèpre continue à faire de nombreuses victimes dans les pays pauvres. La longueur et le coût du traitement expliquent pourquoi cette maladie persiste dans ces régions. Pourtant, le fait est que l'aide médicale des pays riches pourrait largement contribuer à éradiquer ce fléau.
Quand les problèmes de santé sont pris en compte globalement, la lèpre ne semble être que la partie visible de l'iceberg. D'une part, dans les pays sous-développés la technologie est impotente face à de nombreuses autres épidémies; d'autre part, les faibles moyens financiers ne suffisent pas à mettre un terme à ces maladies. Un premier pas pour solutionner ces questions de santé, consisterait à s'organiser rationnellement pour transférer l'équipement inutilisé qui dort dans les entrepôts des pays riches vers les pays pauvres.
Les inégalités mondiales se reflètent aussi en matière de disponibilité des technologies de l'information. Les pays développés investissent massivement dans la recherche sur les techniques agricoles d'irrigation, afin d'accroître les zones cultivables et éventuellement exploiter les terres stériles comme les déserts. Aujourd'hui, le pouvoir des technologies de l'information transforme les systèmes d'irrigation. Ceux qui sont assistés par ordinateur ont pour objectif de minimiser les pertes en eau, de la canaliser directement à la racine des plants sous terre et donc d'économiser la moindre goutte. Des projets sont en cours pour exploiter toutes les ressources aquatiques, telles que l'eau de mer ou l'eau issue des inondations pour l'utiliser dans les déserts.
Ces méthodes agricoles modernes rendent la productivité possible même dans les déserts. Assurément, il s'agit là d'une bonne nouvelle. Cependant, l'accès à ces innovations se limite aux pays riches, tandis que les pays en développement ne parviennent pas à exploiter leurs terres même fertiles et sont, par la même constamment menacés par la famine.
La presse et les télévisions internationales consacrent à la misère humaine des pages ou des heures entières d'audience afin de nous sensibiliser à la situation de ces populations. Malheureusement, les solutions envisagées ne s'inscrivent que dans des projets à court terme. Leurs résultats ne sont pas durables et restent, par conséquent marginaux.
La gravité de la situation exige des solutions rapides et applicables. Aujourd'hui, de grandes quantités de denrées alimentaires sont expédiées dans les pays pauvres. Lorsque cette nourriture ne s'avarie pas avant d'arriver à destination, elle s'avère être en totale inadéquation avec les besoins des populations locales. Les associations qui organisent cette aide manquent de crédibilité d'autant plus que parfois elles sont touchées par la corruption.
Cet échec à élaborer des solutions concrètes est lié aux faiblesses morales telles que l'égoïsme, les intérêts personnels, l'ambition, l'insouciance… Pour soigner ces faiblesses, il suffit de transmettre les valeurs du Coran à ces individus et de leur rappeler qu'ils devront rendre compte de leurs actes dans l'Au-delà.
Comme nous l'avons mentionné dans les exemples précédents à propos de la santé et de l'éducation, la notion de justice mettrait un terme à la majorité des problèmes. Toutefois, il est utile de mentionner que par distribution juste, nous n'entendons pas le partage en égale quantité mais la satisfaction complète des besoins de chacun. Il est certain qu'un système d'irrigation spécifique aux déserts n'aura d'utilité que dans une zone désertique. De même, il serait aberrant qu'un pays expédie des médicaments vers un autre, alors que le pays expéditeur en a lui-même besoin. Ce qui importe, une fois de plus, ce n'est pas que les citoyens disposent de la même quantité de biens mais de ne plus voir les gaspilleurs se pavaner devant les démunis. En somme, il s'agit d'éviter la création d'un fossé infranchissable entre les pauvres et les riches.
Une fois qu'on adhère au commandement de Dieu: "Et ils t'interrogent: ‘Que doit-on dépenser en charité?' Dis: ‘L'excédent de vos biens'." (Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 219), la distribution juste prend tout son sens et la paix apparaît spontanément.
La paix: la conséquence naturelle d'une
véritable justice sécurisée

Une fois tous ces faits pris en considération, nous aboutissons à la conclusion selon laquelle vivre selon le Coran assure une structure sociale complètement juste, pour la simple raison que la moralité du Coran mène à la sagesse.
L'égoïste, l'égocentrique, l'insouciant deviendront cléments au contact du Coran, et leurs préoccupations se concentreront sur le bien et la recherche de solutions. Une telle approche doit conduire à la résolution des problèmes.
Quand la véritable justice règne, les individus ne se laissent pas aveugler par leurs intérêts particuliers, ne s'abaissent pas à la fraude ni à la violation des droits d'autrui. Les enseignements coraniques basiques incitent à la coopération et à la clémence et c'est cela qui conduit à une société juste. Dans cet environnement, la paix et la sécurité garantissent la sauvegarde des intérêts d'autrui et de leurs droits. C'est pourquoi tous les musulmans ont la responsabilité de communiquer les valeurs prônées par Dieu ainsi que la juste religion à travers le monde. C'est là un des plus importants devoirs du croyant:

"Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce sont eux qui réussiront." (Sourate 3, "al-‘Imran", La famille de Imrane, v. 104)

"Ils sont ceux qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui jeûnent, qui s'inclinent, qui se prosternent, qui commandent le convenable et interdisent le blâmable et qui observent les lois d'Allah: fais la bonne annonce aux croyants." (Sourate 9, "at-Tawba", Le retour à Dieu, v. 112)

Dieu mentionne ceux qui vivent selon ces valeurs et appellent les gens à les suivre. Le salut est réservé à ceux qui détourneront les autres des mauvaises œuvres:

"Puis, lorsqu'ils oublièrent ce qu'on leur avait rappelé, Nous sauvâmes ceux qui leur avait interdit le mal et saisîmes par un châtiment rigoureux les pervers pour leurs actes pervers." (Sourate 7, "al-‘Araf", Les murailles, v. 165)

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